Notre charte éthique

Notre charte éthique 2017 : l’IERHR s’engage

L’institut pour l’Etude de la Relation Homme Robot se préoccupe non seulement des nombreuses questions soulevées par le développement de la robotique dans les institutions spécialisées, mais aussi de celles que ce développement posera, à terme, à l’ensemble de la société. La relation que nous allons nouer avec ces machines est en effet appelée à devenir centrale en psychologie, dans la mesure où nous interagirons avec elles comme avec des humains, tout en sachant que nous ne pourrons pas leur donner les mêmes droits moraux et les mêmes responsabilités qu’à des humains. Pour s’assurer d’un développement de ces technologies respectueux de tous les hommes, l’IERHR s’est doté d’une charte éthique en cinq points. Il s’engage non seulement à les respecter dans ses propres interventions, mais aussi à s’associer à tous les combats nécessaires pour les faire respecter.

Ces cinq principes sont les suivants.

Liberté respectée des usagers

Notamment :

Que l’accord sur les conditions d’utilisation – en particulier en termes de respect de l’intimité et de la vie privée – soit signé par l’utilisateur lui-même, et pas par un tiers, notamment dans les institutions soignantes.

Que chacun puisse facilement avoir accès au bouton permettant de déconnecter son robot.

Qu’un dispositif visuel et/ou auditif indique à quel moment un robot transmet les données personnelles de son utilisateur à un serveur central.

Transparence des algorithmes

Notamment :

Que l’utilisateur connaisse les objectifs des programmes qui commandent l’IA ou le robot auquel il a affaire

Que chacun connaisse l’utilisation qui est faite de ses données personnelles

Autonomie du patient

Notamment :

Encourager le développement de programmes qui invitent les usagers à entrer en contact entre eux et qui favorisent la socialisation, et s’opposer aux programmes susceptibles d’encourager l’isolement social et la « robot dépendance ». Autrement dit, toujours préférer des robots « humanisants » plutôt que des robots humanoïdes.

Dignité (écarter le risque de confusion entre l’homme et la machine)

Notamment :

Qu’une intelligence artificielle se présente toujours comme telle quand on interagit avec elle au téléphone ou sur Internet (pas d’IA se faisant passer pour un humain, explicitement ou par défaut).

Interdire les publicités qui disent que les robots ont des émotions.

Demander qu’une partie de l’intérieur des robots soit toujours visible (protection transparente) pour rappeler leur caractère de machine.

S’interroger dans chaque cas particulier sur la pertinence d’introduire un robot androïde (c’est-à-dire dont l’apparence, et pas seulement les fonctionnalités, évoquent l’homme) et réserver ce caractère aux robots pour lesquels il est indispensable.

Egalité de tous dans l’accès aux technologies innovantes

Notamment :

Que les données recueillies n’amènent pas la fabrication de contrats « à la carte » en fonction du profil de chacun.